Alors, je me cantonne à la résignation car je suis faible et lasse de me battre.
C'est par cette courte et simple phrase qu'il a mit fin à tout ce que j'avais espéré. Ces cinq misérables mots sont tombés, tels un couperet sur mon coeur, comme la guillotine tombe et tranche le cou du comdamné.
Et bordel ce que ça fait mal. Ce que ça fait mal de placer vos espoir en un être et les voir piétinés sans aucune pitié. Qu'il est douloureux de voir s'éloigner celui qui était supposé vous sauver.
Les mots vous semblent un peu fort et pourtant. Oui, cet être était supposé être mon sauveur, celui qui aurait mit fin à ces années de douleur et de solitude, celui en qui j'avais placé le fol espoir d'entrevoir un jour le bonheur éternel. Mais que n'ai-je donc pas fait?
Ce n'est pourtant pas faute de savoir que rien n'est éternel et encore moins le bonheur.
Je me sens comme une petite fille, prise sur le fait d'une grosse bêtise et qui se fait punir. C'est donc cela ma bêtise? Croire et oser espérer alors que sais formellement que ce n'est pas la peine? Suis-je punissable pour avoir osé mettre ma peine de côté pour éprouver quelques joies aujourd'hui terrassées?
Il faut croire que la réponse ici est positive...
Encore une fois, on me montre que l'homme ne vaut pas le coup. Encore une fois, je reste en arrière, bléssée et complètement désilusionnée. Encore une fois, je me sens complètement seule et abandonnée.
C'était si beau pourtant. C'était si doux de s'oublier pour un temps. C'était même amusant de revoir naître de discrets sourires sur mon visage. Oui discrets, les pauvres n'osaient apparaître de peur qu'on ne les voit et qu'on ne les punisse.
Je ne suis pas douée pour le bonheur. A croire que mon destin choisit toujours les sentiers les plus difficiles dans l'unique but de se délecter de mes larmes. Vilaine chose que voila.
Tient, une larme. Etrange sensation d'humidité, sur une joue dorée au soleil. Sensation que grâce à lui, je n'avait pas ressentit depuis si longtemps.
Tient, mon corps souffre. A nouveau de vieux ressentiments se réveillent, comme endormis d'un long sommeil, pour mieux nous anéhantir.
Tient, voici mon coeur qui se contracte. Je le sens, il se serre, comme on serre une éponge pour en faire sortir toute l'eau. Quelle étrange sensation.
Et voila que finalement l'évidence qu'était la vie, le souffle, voila que tout est remit en question.
Et si j'abandonnais là?
Non il ne le mérite pas. Alors une fois de plus il va falloir continuer, chercher à enfouir et à colmater une fissure de plus sur un coeur, un corps, déjà bien abimés.


