"Ne pas faire aux autres ce que l'on ne veut pas que l'on nous fasse..."
J'ai l'impression que tout recommence. La seule différence est qu'aujourd'hui, je ne suis plus leur cible.
Soyons clairs, je ne supporte pas la tecktonique. Ce mouvement à été créé par des fashos, qui ne savaient pas quoi faire dans leur campagne natale. Une mode de plus.
Mais tout de même. Quand je les voit danser et quand je voit tous ces gens qui prône la violence physique envers ces personnes, je ne peux m'empécher de les pleindre. Et oui. Aurions-nous déja oublié les petitions pour l'extermination des "émos" quand ce mouvement était "à la mode"? Aurions-nous oublié les commentaires des rageux?
Car ce qui se passe actuellement, c'est ce que certains "émos" ont vécus. Et voila justement ces même personnes agissant de la même façon face aux tecktoniqueurs.
Non. Je ne cautionne pas ce genre de comportement. Eux qui criaent la liberté, eux qui ne comprenaient pas pourquoi tant de haine envers leur style de vie, se retrouvent à leur tour persécuteurs.
Chacun est libre d'hadérer à la mode qu'il souhaite. Et personne n'a à juger ce choix. J'étais révoltée par tant de violence au moment de la mode "émo". Je le suis tout autant aujourd'hui.
La liberté n'est-elle le privilége que d'un groupe social bien défini? L'intolérence porte -elle un nom différent, est-ce un concept différent si c'est moi qui en fait preuve? Ais-je le droit de faire subir à d'autre ce que j'ai subit?
Ais-je le droit de faire aux autres ce que je ne veux pas que l'on me fasse?
Au final, je pense que nous somme tous des intolérants. Oui, nous le somme tous. Car l'intolérance posséde une multitude de formes. Ne me dites pas que vous n'avez jamais critiqué les physiques, peu avantageux certes, de gens que l'on ne fait que croiser dans la rue. Ne me dites pas que vous n'avez jamais jugé quelqu'un sur sa façon de s'habiller, de voir le monde, de parler... Ne me dites pas que vous n'avez jamais rigolé de quelqu'un qui essaye tant bien que mal de devenir "émo" (ces personnes que vous appelez si gentillement les "fakes") ou tout autre catégorie de personne. Certe, le préjugé est humain. Mais on peut le combatre.
Je l'ai fais. Je ne le fais plus depuis que j'ai compris que cela était une forme d'intolérance au même titre que le racisme.
Si nous avons le droit de ne pas aimer certaines choses, nous n'avons en revanche pas le droit de porter un jugement sur les gens. Nous n'avons pas le droit de prôner l'extermination de telle ou telle catégorie de personnes pour la simple raison que nous ne les aimons pas.
Le 21éme siécle serait-il le témoin de la naissance d'une idéologie nazie moderne?